Témoignage d’entraide face aux méthodes de voyou et informations faussées – L’Etat de Droit est-il relatif ou fondamental ?

       Quand il faut organiser des comités de vigilance de quartier afin de préserver ses droits fondamentaux !

                                 Un quartier bien tranquille à Nantes

Opposé à l’installation du Linky comme vous le savez pour des raisons que j’ai plus ou moins bien tenté d’argumenter et ayant pris le relais d’un couple d’écolos bien âgé et un peu fatigué de lutter et prêcher dans le désert, sachant que beaucoup se posent des questions sur un sujet imposé qui n’a jamais été démocratiquement débattu dans ses tenants et aboutissants, j’ai été frappé par les témoignages qui me parviennent pour ce qu’il est en train de se passer dans notre quartier lors de la pose du compteur Linky « obligatoire » pour Enedis… mais qui ne l’est pas aussi puisque Enedis a fini par l’avouer, à commencer par son PDG !

Comme il s’est passé des épisodes d’exactions manifestes rapportées par la presse dans d’autres régions, chez nous, à Nantes la tranquille, on a apparemment décidé de procéder d’une autre manière d’autant que la grogne s’organise de plus en plus massivement un peu partout dans le pays, et cela tombe mal – nous abordons une période où s’annoncent des élections européennes bien délicates. Europe ? – tiens, il paraît que tout cela procède d’une directive de sa part que nos décideurs économiques, financiers et politiques – avec en arrière-fond les ficelles des plus gros lobbies, notamment de l’énergie – ont bien mal lu car ce sont des gens très rapides.

Donc, voici leur objectif : poser le plus possible de compteurs « communicants », en fait rebaptisés plus justement « capteurs » par EDF/ENEDIS, afin de rendre la chose irréversible, et qu’importe la méthode : mensonge, ruse tant que ce n’est pas physique, et ne pas oublier de rester le plus possible calme, poli, selon les témoignages recueillis. D’abord, en poser là où c’est facile, où il n’y a pas obstacle : particulièrement les immeubles qui sont des propriétés privées faciles à violer, en toute illégalité quoique la République nous protège. Enfin… République ? mais laquelle ? Certainement pas celle faisant référence à la loi fondamentale qui instaure un État de droit, que je sache encore en vigueur. Négligeable pour certains, apparemment du côté d’Enedis, puisque les citoyens de ce pays sont des enfants ignorants au bout du compte. Bref, des procédés de voyou, mais en tentant de rester des voyous polis puisque cautionnés par nos décideurs politiques.

Des personnes ayant protesté contre l’installation en force douce des fameux compteurs, et l’ayant pourtant clairement signifié à Enedis et à son prestataire FEED BACK par courrier en RAR, qui pensaient que c’était fini, se sont retrouvés avec le LINKY incidemment posé quelques jours plus tard, probablement par un autre.

Les venues des poseurs sont perlées, très méthodiquement, avec une fine stratégie : ils interviennent plusieurs fois dans un même immeuble, mais ce ne sont jamais les mêmes. On ne sait pas comment ils entrent. Tout le monde s’étonne de leur relative discrétion.

Certains se sont même entendu dire « oui, c’est vrai, ce n’est pas obligatoire » – ce qui est la stricte vérité, quoique le papier d’Enedis écrive en très gros le contraire – mais cela n’empêchait pas le prestataire de poser au même instant le compteur d’une personne absente qui n’avait pas été avertie ! J’étais présent à ce moment-là et ignorais la position de l’autre dame car je tentais de préserver l’espace de liberté démocratique qu’il restait encore à la vieille dame qui m’avait appelé en urgence pour la secourir.

Savoir que des dames de tous âges, rue Noire, sont, toute la journée ouvrée, aux aguets pour intervenir au cas où les hommes en noir (en harmonie avec la rue ?) reviendraient – des comités de vigilance citoyenne en quelque sorte !

Une dame dans l’une des impasses de la rue Noire m’a dit avoir refusé le Linky car c’est « un faux nez écologique », une « perfidie d’EDF, la nucléaire », étant très inquiète du Big data et des ondes qui vont immanquablement s’accumuler dans nos villes grandissantes. Je pensais exactement la même chose, nous étions au moins deux. Elle avait eu le tort, en partant en vacances, d’avoir laissé la porte de son jardin ouverte…

Cela ne fait guère que deux petites journées que j’enquête, et je suis effaré. Je me pince : nous sommes bien en France, pays des droits de l’Homme et du citoyen ? Les libertés les plus fondamentales, le respect de la vie comme de la propriété privée, sont ouvertement bafoués, violés, dans une assez grande indifférence qui m’inquiète.

Que cela ne vous empêche cependant pas de dormir.

Bien cordialement à tous,

B.

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