DOSSIER Catastrophe Lubrizol Rouen jeudi 26 septembre 2019 VIDEOS & 17 articles

NB – Tout en bas, le « projet » « éco-quartier » Flaubert à côté de Lubrizol appelé : LINKCITY ! sic !!!!

1 POURQUOI LE SILENCE ET LES SECRETS ? INSTRUCTION DE L’ETAT !

INFORMER SERAIT UN RISQUE TERRORISTE ! Communiqué Lubrizol n°1

Reportage photos et vidéo ci-dessous

Communiqué Lubrizol n°1

http://www.robindesbois.org/comment-le-secret-sest-abattu-sur-les-usines-seveso/

EXTRAIT « La carence d’informations sur les matières dangereuses impliquées dans l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen découle de l’instruction du gouvernement du 6 novembre 2017 relative à « la mise à disposition et aux conditions d’accès des informations potentiellement sensibles pouvant faciliter la commission d’actes de malveillance dans les installations classées pour la protection de l’environnement ». Cette instruction a été vivement critiquée par le représentant de Robin des Bois au Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT) quand elle a été présentée à la séance du 5 septembre 2017. Immédiatement après cette réunion, Robin des Bois a publié un communiqué intitulé « L’Instruction omertante » et qui se concluait ainsi: « Sous le couvert de la lutte contre le terrorisme, l’État démantèle la culture collective de sécurité et le droit de chacun à savoir où il met les pieds et les poumons ».

2 « Quatre jours après l’incendie de Rouen, les autorités estiment que la qualité de l’air est bonne et que l’eau est potable. Pourtant, le syndicat Alternative Police CFDT a annoncé ce matin que plusieurs policiers étaient en arrêt maladie pour « nausées, vomissements et vertiges ». « 

https://www.sudouest.fr/2019/09/30/incendie-de-rouen-des-policiers-en-arret-maladie-pour-nausees-vomissements-et-vertiges-6633862-10407.php?fbclid=IwAR2v2Uq9tE-_yFEPYTfnCy4yVJEOtFF6JtdzCFR8X54_YDeMCdWY35JnkyM

 

https://www.bfmtv.com/societe/rouen-la-videosurveillance-et-des-temoins-suggerentque-l-origine-du-feu-est-exterieure-a-lubrizol-1777647.html

 

3 Incendie à Rouen: la vidéosurveillance et des témoins suggèrent « que l’origine du feu est extérieure à Lubrizol »

Le Premier ministre Edouard Philippe se rendra, par ailleurs, sur place, ce lundi soir à 19h30.

https://www.rtl.fr/actu/politique/incendie-de-rouen-les-odeurs-sont-genantes-pas-nocives-dit-edouard-philippe-7798376502?fbclid=IwAR3G0zJLlvLnpfDOkPR3Rozr2-1g89T-Ioeu4W5rXS6MMLT92mQxnkly6WE

Incendie de Rouen : les odeurs sont « gênantes », « pas nocives », dit Édouard Philippe
mais je veux dire que nous voulons faire sur cet événement, ses causes et ses conséquences l’absolue transparence« , a-t-il ajouté.
4 NON IL NE PEUT PAS : LA REGLE D’ETAT PREVOIT LE SECRET

Il a fallu 4 jours pour que le premier ministre se déplace !

5 Promettre la transparence ? C’est la moindre des choses ; cela devrait aller sans dire ! 😠

https://www.youtube.com/watch?v=LrHFRkUd7lw&feature=player_embedded&fbclid=IwAR31Q3UmvDbDUQA9qpOCkKNl1UAK1KPEZumzK6_J0v3RM5o4Fra9wlF2xBc

6 OMERTA À ROUEN : L’ÉTAT DÉPASSÉ PAR LA CATASTROPHE

https://www.lunion.fr/id97089/article/2019-09-28/des-milliers-de-poissons-morts-flotte-dans-la-scarpe-lallaing-dans-le-nord?fbclid=IwAR2vkqvJzL0F54F5ntDABOUP8-1mTe9_8Hi9AtAHPtPzqvMMUkol_7pPUMs

7 Des milliers de poissons morts flottent dans la Scarpe à Lallaing dans le Nord

https://www.actu-environnement.com/ae/news/lubrizol-rouen-stockage-produits-dangereux-autorisation-prefet-evaluation-environnementale-etude-dangers-34125.php4?xtor=AL-62&fbclid=IwAR0zLinOuhv9MjaqJ7PP4LWsjCNey9vrOp2U3OvLh8IOQzenrdq_tx6oMEA

8 Lubrizol : le préfet a donné son feu vert à des augmentations de capacités sans évaluation environnementale

MAJ le 30/09/2019

Profitant d’assouplissements de la réglementation mis en œuvre par le gouvernement, le préfet a autorisé en début d’année une augmentation de capacité des produits dangereux dans l’usine de Rouen à l’origine de l’accident industriel.

9 https://planetes360.fr/on-veut-la-verite-des-habitants-de-rouen-en-colere-tentent-dentrer-dans-la-salle-du-conseil-de-la-communaute-de-communes-ou-se-trouverait-le-prefet/?fbclid=IwAR3tA9p6s-6dIfcu0EIrCADd-FDoN_2nOHAQCB_JtJfyfAXJ4_OwG2X_a6U

«On veut la vérité!» Des habitants de Rouen en colère tentent d’entrer dans la salle du conseil de la Communauté de communes, où se trouverait le préfet.

10 https://va.news-republic.com/a/6742315596609749509?app_id=1239&c=fb&gid=6742315596609749509&impr_id=6742550113166592262&language=fr&region=fr&user_id=6651312521087582213

ENQUETE – « Bientôt, on apprendra qu’il y a un cancer Lubrizol » : à Rouen, après l’accident, les plaintes vont pleuvoir

11 NFO ROUEN

« ATTENTION !!! DANGER !!! EMPOISONNEMENT MASSIF DE LA POPULATION EN COURS !!!

– SUITE À L’INCENDIE DE ROUEN.. C’EST PAS UN SITE CLASSÉ SEVESO 3 POUR RIEN..SINON QUEL INTÉRÊT D’ÊTRE CLASSÉ SEVESO ???
LES RISQUES DE POLLUTION SONT EXTRÊMEMENT DANGEREUX.
ET JE VOUS CONFIRME QUE EN TANT QUE PRÉSIDENT D’ASSOCIATION CONCERNANT UN SCANDALE SANITAIRE QUE L’ÉTAT NOUS MENT ET NOUS CACHERA LA VÉRITÉ..
QUITTEZ CES ZONES CONCERNÉES SI VOUS EN AVEZ LA POSSIBILITÉ !!! »

12 https://www.lavoixdunord.fr/644423/article/2019-09-29/incendie-de-rouen-apres-les-hauts-de-france-et-la-belgique-le-nuage-est-aux-pays?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR2ql4l37PAttSYcB0X8TucttwfZUmimbmHyMikU1BFnv63LJ54rGX2jcGQ#Echobox=1569740406

Incendie de Rouen: après les retombées en Hauts-de-France, le nuage est aux Pays-Bas

L’incendie de l’usine Lubrizol jeudi a provoqué un énorme dégagement de fumée créant un nuage de plusieurs kilomètres qui s’est déplacé de la Normandie vers le nord.

13 Ecoutez bien à 1:57 … c’est le gardien de l’usine… d’en face (!!!) qui a prévenu les pompiers !!! Ainsi donc, aucun système d’alarme automatique relié au central des pompiers, aucun détecteur d’incendie …dans une usine classée SEVESO seuil 3

https://www.youtube.com/watch?v=NEVX1zFrMJQ&feature=share&fbclid=IwAR1cAUYmgP-zia4q7VqFeK-XPhBNXHegXm25nOvUU0I9eQNxUDl4uMnp6GY

14 Maintenant que la catastrophe a eu lieu chez Lubrizol à Rouen, Robin des Bois demande aux pouvoirs publics de révéler l’inventaire qualitatif et quantitatif des substances, produits et déchets présents sur le site. D’après les informations parcellaires en notre possession en provenance de sources ouvertes, il s’agit en particulier de :
– pentasulfure de phosphore (considéré comme précurseur d’armes chimiques) et d’acide dithiophosphorique
– di-alkyl dithiophosphates de zinc (DATP ou ZDDP) et ses substances intermédiaires
– additifs détergents et dispersants
– acide chlorhydrique et sous-produits chlorés dont du dioxyde de chlore et des chlorures de soufre
– solvants divers notamment éthylhexanol
– hydrocarbures simples, hydrocarbures sulfurés, hydrocarbures azotés, hydrocarbures phosphorés
– soude ou potasse caustique
– substances ou mélanges non-nommés dégageant des gaz toxiques au contact de l’eau
– diverses substances toxiques pour les organismes aquatiques
– sources radioactives scellées
– amiante

Par ailleurs, les sols et les eaux souterraines du site Lubrizol Rouen sont pollués à l’arsenic, aux Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques et au zinc et ces pollutions sont attribuées aux activités de l’usine.

La combustion de ces matières et des installations industrielles produit des substances toxiques et persistantes comme des dioxines et des furanes. Les conséquences sanitaires et environnementales de cette marée noire atmosphérique vont devoir être étudiées pendant plusieurs mois et années et sur un vaste périmètre. Plusieurs fragments d’amiante provenant des toitures de Lubrizol ont atterri dans la nuit de l’incendie dans des jardins sur les hauteurs de Rouen à plus de 3,5 km du sinistre. Certains bâtiments de cette usine Seveso soumise aux risques d’incendie, d’explosion et de surpression étaient encore couverts par 8000m2 de tôles en fibre d’amiante et en ciment. Le préfet a prescrit des mesures d’empoussièrement par les fibres d’amiante dans un rayon de seulement 300 m autour de l’usine dévastée.

15 https://urgences-serveur.fr/prise-en-charge-des-intoxications,2269.html?fbclid=IwAR1LjauiLjKjCAg2y8DpARdgQ7BXoZEY9WzdwuEq50aelamnaN2lkOzHygo

16 Des tonnes de poissons morts dans la Seine après l’incendie d’une station d’épuration dans les Yvelines

La destruction de la station d’Achères, qui traite 60 % des eaux usées de l’agglomération parisienne, a provoqué des déversements qui ont asphyxié la faune piscicole.

Plusieurs tonnes de poissons morts ont été repêchées dans les eaux de la Seine, en aval de la station d’épuration d’Achères, dans les Yvelines.

Cet incendie a provoqué le déversement dans le fleuve d’eaux chargées de matière organique, provoquant un manque d’oxygène et l’asphyxie des poissons…….

et le peuple ne sait toujours rien sur cet incendie

ll y a plus de 700 sites classées séveso dont 95 en très haute dangerosité, à cause de l’urbanisation les habitations sont quasiment cote à cote ………….

17 https://www.revolutionpermanente.fr/Une-etudiante-sur-l-incendie-Lubrizol-ils-negligeront-et-minimiseront-toujours-les-risques?fbclid=IwAR1v_PtnDEqZk_-q6HkI0Ok5AlC5KQN-GhxsOfHFqOL-Bjvl4npkKof0jzY

Une étudiante sur l’incendie Lubrizol : « ils négligeront et minimiseront toujours les risques écologiques et sanitaires »

Alors que l’évènement autour de l’incendie de Rouen éclate en pleine mobilisation sur le climat, une étudiante nous dépeint « Un monde où les catastrophes telles que celle de Lubrizol à Rouen ne risquent pas de s’arrêter, au contraire. »

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18 Revue de Presse du 30 septembre 2019

Par : La France en Colère, le combat continue

LUBRIZOL, VERS UN SCANDALE D’ÉTAT ?

Une décision du préfet pourrait être à l’origine de l’incendie.

Revue de presse de la mi-journée.

Alors que le préfet s’enfonce chaque jour davantage dans sa gestion calamiteuse de la crise, le journal en ligne Actu.environnement.com révèle aujourd’hui un élément explosif qui permet de mieux cerner les responsabilités. Le préfet avait autorisé en début d’année l’augmentation des capacités de stockage de produits dangereux dans l’usine Lubrizol à la suite d’un assouplissement de la réglementation décidée par le gouvernement en 2018.

En clair, alors que l’usine vient de connaître le plus grave accident de son histoire et que la santé de dizaines de milliers de personnes est en jeu, on apprend que cette même usine a augmenté ses capacités de stockage de produits dangereux en début d’année. C’est donc directement la responsabilité du préfet, et derrière lui celle du gouvernement, qui est mise en cause par ces révélations :

« En juin 2018, le gouvernement a publié un décret qui réduit le périmètre des projets soumis à évaluation environnementale. Parmi les installations concernées figurent les installations Seveso, qui constituent les installations les plus dangereuses au sein de l’Union européenne, du fait de la quantité de produits dangereux qu’elles mettent en œuvre. Malgré cela, l’exécutif a décidé de soustraire les modifications de ces établissements à une évaluation environnementale systématique pour les soumettre à une procédure d’examen au cas par cas. »

La nouveauté qui résulte de cet assouplissement, c’est qu’il n’est plus nécessaire d’obtenir l’accord de l’autorité environnementale indépendante si une usine classée Seveso désire augmenter ses capacités de stockage. La compétence relève dorénavant du préfet. Deux demandes ont été présentées par Lubrizol en janvier et en juin 2019. Deux fois le préfet a donné son accord et a jugé qu’il n’était pas nécessaire de faire une évaluation environnementale.

«L’établissement Lubrizol de Rouen a bénéficié de ces assouplissements. L’exploitant a présenté deux demandes successives d’augmentation des quantités de substances dangereuses le 15 janvier et le 19 juin 2019. Conformément à la loi Essoc, c’est donc le préfet qui s’est prononcé sur les demandes et non l’autorité environnementale indépendante. Dans les deux cas, il a considéré qu’il n’y avait pas lieu à évaluation environnementale ».

Derrière la catastrophe écologique se profile donc un véritable scandale d’État. Alors que tout le monde se demande comment il est possible de laisser des usines si dangereuses à proximité des centres-villes, on apprend en fait que les autorités autorisent ces mêmes usines à accroître leur capacité de stockage. C’est bien le même ennemi auquel nous avons à faire face. D’une part une industrie polluante et destructrice prête à tout pour accroître les bénéfices, et de l’autre un gouvernement qui assouplit et simplifie les réglementations qui encadrent l’activité des entreprises pouvant présenter des risques.

À ce niveau-là, ça n’est plus seulement de vérité dont nous avons besoin.

https://m.actu-environnement.com/…/lubrizol-rouen-stockage-…

On comprend mieux alors la manière si singulière que le préfet a de gérer cette crise.

La reprise des cours prévue ce matin tourne à la cacophonie la plus totale : absentéisme, droit de retrait des professeurs et fermeture de certains établissements.

« Alors que tous les établissements scolaires fermés depuis l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen ont rouvert ce lundi matin, des enseignants ont décidé de faire jouer leur droit de retrait. Ils estiment que la situation actuelle présente « un danger grave et imminent pour eux et les élèves ». »

https://www.francebleu.fr/…/incendie-a-l-usine-lubrizol-a-r…

Après les pompiers, c’est au tour des policiers d’être inquiets sur leur sort. Plusieurs sont en arrêt maladie.

« Un pompier de Rouen, qui affirme porter la parole de dizaines de ses collègues, a affirmé auprès de France 3 qu’ils avaient été pris de plusieurs symptômes après leur intervention sur l’incendie de l’usine Lubrizol. Ils souffriraient de « maux de gorge », de « diarrhées », « nausées », « vomissements » ou auraient « la langue qui pique ». « Je pense que si la protection avait été efficace, on n’aurait pas eu autant de conséquences sur la santé », a témoigné le pompier, qui a préféré rester anonyme ».

« Plusieurs policiers affectés à la brigade de nuit et à la compagnie départementale d’intervention de Rouen, primo‐intervenants sur l’incendie dès 2h30 du matin, sont actuellement en arrêt maladie pour des nausées, vomissements et vertiges. Deux d’entre eux sont actuellement en traitement jusqu’au 8 octobre ».

https://www.ladepeche.fr/…/rouen-diarrhees-nausees-vomissem…

https://www.europe1.fr/…/incendie-de-rouen-des-policiers-en…

Enfin, un chimiste de renom critique à son tour la pertinence des analyses utilisées par le gouvernement.

Le professeur André Picot est toxico-chimiste, ancien directeur de l’unité prévention en risques chimiques au CNRS, pour lui, « Les analyses livrées par la préfecture sont hors de propos. Ce qui est recherché par exemple, ce sont des produits classiques comme le dioxyde d’azote qu’émettent les moteurs diesel. Donc vous ne risquez pas de trouver des taux dans l’air différent de la normale. Il faudrait savoir exactement ce qui a brûlé au sein de l’entreprise. Le directeur du site Lubrizol doit forcément savoir ce qui se trouve dans les stocks. À partir de ce moment, vous savez quoi chercher. J’imagine – ce n’est qu’une hypothèse qui demande à être confirmée, car nous n’en avons pas la preuve – qu’il puisse y avoir la présence d’organophosphorés [agents neurotoxiques NDLR]. Ceux-ci se retrouvent dans les lubrifiants à haute performance. »

https://www.paris-normandie.fr/…/incendie-de-l-usine-lubriz…

Bref la catastrophe suit son cours mais elle n’est plus seulement industrielle et écologique.

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19 REPLAY — #Rouen : rassemblement des habitants inquiets après l’incendie de l’usine Lubrizol, tensions devant le conseil de la Métropole.

Rémy Buisine en direct.

20 https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/rouen/incendie-lubrizol-faut-il-vraiment-construire-eco-quartier-pres-usine-seveso-1729303.html?fbclid=IwAR1uHm0fzqaBqwzKPu2LdLz1drrC-7H9707D2Pug5iyFylG5xDcQH9vjEXE

 

Incendie Lubrizol : faut-il vraiment construire un eco-quartier près de l’usine SEVESO ?

Cette Photographie de Marie-Helene Labat illustre les contradictions de l’industrialisation polluante persistante et les velléités vendues par une écologie de promoteurs. Analyse par @ClaraSchmelck http://www-integrale-media.com 

© Copyright Marie-Hélène Labat, photographe
© Copyright Marie-Hélène Labat, photographe

A 2,5 kilomètres de l’usine, « l’un des plus grands projets d’aménagement de France » est en chantier. 2500 logements, des bureaux,  accueil pour enfants et personnes âgées, des services, des lieux de promenade. Le risque d’accident majeur chez Lubrizol posait pourtant question.

Rive gauche, sur les bords de Seine, c’est une surface de remblais bien nivellés. 90 hectares qui s’étalent sur la commune de Rouen et Petit-Quevilly. Une ancienne friche industrielle.

L’usine SEVESO  avec ses stockages de produits pétroliers (seuil de risque haut) serait voisine du futur éco-quartier. 2,5 kilomètres pour le point le plus éloigné, moins d’1 kilomètre pour le point le plus proche.

Sur les bords de Seine, les remblais sont prêts pour bâtir l'éco-quartier de 90 hectares près de l'usine Lubrizol / © S. Callier
Sur les bords de Seine, les remblais sont prêts pour bâtir l’éco-quartier de 90 hectares près de l’usine Lubrizol / © S. Callier

 

En vert, les limites du futur éco-quartier Flaubert, en rouge l'usine SEVESO / © Google Map
En vert, les limites du futur éco-quartier Flaubert, en rouge l’usine SEVESO / © Google Map

« Cadre de vie apaisé », « haute qualité environnementale »

Les premiers logements doivent être livrés en 2021. Les images et les slogans tombent à plat après l’explosion et l’incendie des stockages de l’usine Lubrizol.

La photographe rouennaise Marie-Hélène Labat a illustré ce paradoxe. Le renouvellement urbain des quartiers et un des thèmes qu’elle apprécie. Sa photo prise jeudi matin (illustration de cet article) est devenue virale.

…………………………. voir l’article complet…………………………………….

Concernant les risques : pour les autorités :

En conclusion, même s’il est difficile de cerner avec précision la notion d’accident majeur auquel il est fait référence dans l’avis de l’Ae, les modalités de gestion d’évènements critiques sont définies, comme pour le reste de l’agglomération, dans le cadre du PPI.

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Le magazine d’envoyé spécial présente des exemples de ce paradoxe 
(voir à 22’16 du début)

« beaucoup sont même construits sur d’anciennes friches industrielles polluées. Et les habitants priés d’éviter d’utiliser le jardin potager collectif ! Quand l’idéal de la maison durable se transforme en cauchemar… Enquête sur les dessous de l’habitat écologique. »

© S. Callier
© S. Callier

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