Linky, l’onde de trop : des études montrent que les ondes CPL du compteur Linky augmentent le risque de cancer, de diabète, d’hyperactivité et plus

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Ce compteur Linky fait l’objet d’une contestation grandissante de communes, de citoyens organisés en collectifs et même au niveau de la Cour des Comptes qui a indiqué dans son rapport de février 2018 que ce dispositif est « coûteux pour le consommateur mais avantageux pour Enedis, et dont le financement est assuré par les usagers ». Des actions collectives juridiques protestent également sur différents points reprochés à ces compteurs dits « intelligents » : données récoltées par Enedis, incendies de compteurs rapportés par la presse, pannes diverses, coupures de courant, factures qui s’envolent et pollution électromagnétique.

Le compteur Linky, en plus de ses activités de comptage des consommations, est un dispositif numérique doté d’une carte SIM et de l’antivirus Java, l’un des moins fiables, ainsi que d’une pile au lithium. Il superpose sur nos lignes électriques à 50 Hz, un Courant Porteur en Ligne (CPL) par ondes pulsées (ou trames) variant entre 10 kHz et 95 kHz (mais « évolutives ») afin de transporter et échanger des données fines de consommation de l’ensemble des compteurs Linky reliés au transformateur de quartier. Le quartier devient donc un véritable réseau informatique, subissant des variations de la tension électrique par ces échanges de données, sous forme de pics brefs mais incessants de l’ordre de 15 000 va-et-vient par seconde pour une modulation haute fréquence à 15 kHz, par exemple.

Si le CPL est utilisé pour certaines connexions ainsi que pour le système HC/HP des chauffe-eau électriques, il entraîne par son utilisation massive un surcroît d’interférences électriques hautes fréquences, phénomène connu du monde industriel sous le nom de Hautes Fréquences Transitoires, HFT.  Ce sont des interférences électromagnétiques, des éclairs invisibles à l’œil nu qui viennent parasiter le courant 50 Hz circulant dans les fils, les lignes et les câblages électriques.

L’exposition aux HFT (hautes fréquences transitoires) est de plus en plus massive

En plus du CPL domestique, le déploiement des « compteurs communicants » comme le Linky renforce encore l’exposition à ces HFT, ou « électricité sale », ou « dirty electricity », polluée et traversée d’une multitude d’interférences, de grésillements, de bugs, d’infimes courts-circuits.   « Ces ondes sont générées par divers appareils : gradateurs d’éclairage, moteurs électriques à vitesse variable, lampes halogènes ou fluocompactes, téléviseurs plasma, ordinateurs, photocopieuses, etc, ainsi que par divers problèmes électriques -, mise à la terre déficiente, arcs électriques causés par de mauvaises connexions et difficultés avec les transformateurs ainsi que les lignes de transmission et de distribution ».  Tel est le portrait-robot des HFT brossé dès 2008 par la revue québécoise La Maison du 21e siècle.

Les interférences ou parasites électriques naissent du passage d’un courant instable et fluctuant. Ce sont par exemple les parasites que l’on peut entendre sur une télé ou une chaîne hi-fi lorsqu’un autre appareil fonctionne à proximité. Ces émissions variées et variables interagissent.

 

Mesure des HFT

Ces surtensions incessantes sont sources de micro-émissions électromagnétiques, naturellement captées par les câblages et les systèmes des appareils alentour. Plus il y a d’appareils en fonctionnement, plus la quantité d’interférences augmente et leurs harmoniques polluantes également.

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Ces multiples variations sont si nombreuses qu’elles ne sont pas perceptibles par les instruments utilisés habituellement : par exemple, les ampoules fluocompactes injectent près de 20 000 impulsions par seconde qui interagissent.

Martin Graham, professeur émérite de génie électrique de l’université de Berkeley en Californie a inventé un appareil qui permet de mesurer la densité des parasites HFT : le MicroSurge Meter II. Branchée dans une prise électrique, la sonde mesure le nombre de parasites HFT émis dans la gamme des 4 à 150 kHz et exprime cette mesure par une valeur comprise entre 0 et 1999 unités Graham-Stetzer (GS).

En matière de santé publique, les HFT posent un sacré problème, carrément suspectées d’être des agents « cancérigènes universels » par les auteurs de l’une des études pointant explicitement l’impact des HFT sur la santé.

Périls en la demeure

Neuf fois plus de cancers de l’utérus que la norme, dix fois plus de mélanomes malins, treize fois plus de cancers de la thyroïde… Telles sont les sinistres statistiques du triste record établi à l’école de La Quinta, en Californie, où seize enseignants sur 137 – c’est-à-dire un enseignant sur neuf – ont été touchés par 18 formes de cancer entre 1988 et 2005. Soit trois fois plus que le taux de cancer observé dans la population en général. Pour Samuel Milham et Lloyd Morgan, les deux auteurs de cette étude épidémiologique parue en mai 2008 dans l’American Journal of Industrial Medicine, l’apparition des trois cancers de la thyroïde, de la peau et de l’utérus est fortement corrélée à l’exposition à des niveaux très élevés de HFT.

Ainsi, dans 13 des 52 salles de classe de La Quinta, les HFT des prises dépassaient les 1999 GS affichés par le MicroSurge Meter II, contre un niveau moyen de 750 GS au sein des autres classes. Là, après une seule année passée dans l’une de ces classes où les HFT dépassaient les 1999 GS, le risque de cancer augmentait de 26 %. « Près de 70 % des enseignants qui ont travaillé plus de 10 ans dans une des 13 salles problématiques ont fait un cancer, un taux 7 fois plus élevé que la norme. Les résultats de l’étude furent aussi corroborés par une analyse indépendante effectuée par deux chercheurs de l’Ecole de santé publique de l’université de Pittsburgh », résume André Fauteux dans son article de La Maison Saine du 21e siècle.

De son côté, en 2003, « La chercheure Magda Havas, qui donne un cours sur les effets biologiques des champs électromagnétiques à l’université Trent en Ontario, a étudié l’impact de 50 filtres Stetzer posés à l’insu du personnel et des étudiants de l’école Willow Wood de Toronto, rappelle également André Fauteux. Trois semaines plus tard, les enseignants étaient moins fatigués et irritables et ils éprouvaient moins de maux de tête et autres douleurs. De plus, les écoliers étaient plus calmes et concentrés. Le Dr Havas a aussi remarqué que ces filtres avaient un effet équilibrant sur la glycémie des diabétiques et qu’ils réduisaient également les symptômes – respiratoires, musculo-squelettiques, neurologiques, gastro-intestinaux et dermatologiques – d’hypersensibilité électromagnétique. » (source)

Les HFT, agent cancérogènes universels ?

De nombreuses autres études sur les effets sanitaires ont démontré les risques de cancers et nombreuses autres pathologies, et même explicité les mécanismes qui perturbent notre système vital.

En 1987, une étude EDF, Hydro-Québec et Ontario Hydro du nom des trois opérateurs électriques qui l’ont financée a été lancée. Elle a été signée par onze coauteurs, dont deux membres d’EDF, deux membres de l’Inserm Paris, et coordonnée par le docteur Gilles Thériault de la faculté de médecine de l’université McGill à Montréal. Cette étude a suivi plus de 223 000 salariés (dont 170 000 employés d’EDF) sur une période comprise entre 1970 et 1989.

Leucémie : l’étude a montré deux risques statistiquement significatifs pour la leucémie aiguë non lymphoïde et la leucémie myéloïde aiguë. Ces risques sont doublés chez les salariés dont l’exposition moyenne annuelle dépasse 200 nT (nanoTesla). Un autre risque de cancer inattendu, celui du cancer du poumon. Risque plus que triplé dans le sous-groupe de salariés le plus fortement exposé aux hautes fréquences transitoires !

Ce lien entre l’exposition aux HFT et le cancer du poumon, 6 à 7 fois plus élevé que la normale et distinct de tout autre facteur (dont le tabac), fit l’objet d’une vive polémique lors de sa parution dans un article et signa la fin du financement de cette recherche.

Une convergence significative des études et appels de chercheurs, médecins, Professeurs

D’après les conclusions du rapport Bioinitiative 2012, 1800 études prouvent les dangers des champs électromagnétiques :

  • Anomalies de transcription des gênes
  • Génotoxicité et dommages sur l’ADN
  • Neurotoxicité
  • Impacts forts sur la morphologie et la fonction du sperme chez l’humain et l’animal
  • Impact sur le développement du cerveau et de la boîte crânienne de la progéniture d’animaux exposés pendant la gestation
  • Facteur plausible de l’autisme
  • Risques pour la barrière hémato-encéphalique
  • Elévation du risque de cancer du cerveau
  • Diminution de la production de mélatonine pouvant entraîner le cancer du sein
  • Facteur de risque dans la maladie d’Alzheimer
  • Rendent les toxines chimiques plus dangereuses

Un article de la Dr Sandra Perlingieri paru sur Global Research et signé par une quarantaine de médecins et chercheurs montre les impacts sérieux sur la santé de l’exposition au rayonnement électromagnétique sans fil :

 

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